
Organisée par
Seydou Danfakha
Bonjour à toutes et à tous,
Ceci est un cri du fond du cœur de la Falémé. Ce fleuve mythique, qui sert de frontière sur une courte distance entre le Sénégal et la Guinée, et surtout entre le Sénégal et le Mali, se meurt et a besoin de votre aide.
Le fleuve Falémé subit, depuis une quinzaine d’années, les conséquences de l’orpaillage pratiqué de façon artisanale et semi-mécanisée (dragues, motopompes et broyeurs). Plusieurs produits chimiques y sont déversés, tels que le mercure, le cyanure et des hydrocarbures (gasoil, essence et huile de moteur). De plus, le mélange de sable, d’argile et de résidus miniers crée une boue qui a donné au fleuve une couleur marron.
Ces exploitations, exercées sur plusieurs années, ont aujourd’hui rendu impossible toute vie animale et végétale, impactant fatalement les activités autour du fleuve. Désormais, il est impossible, comme auparavant, de boire l’eau du fleuve. Il est également dangereux de s’y baigner, au risque de contracter des maladies cardiorespiratoires et cutanées. Il est devenu impossible d’y pêcher ou d’y abreuver le bétail, activités pourtant essentielles pour les populations riveraines.
Aujourd’hui, il est plus qu’indispensable que chaque personne, quelle que soit sa nationalité ou son ethnie, et ayant une conscience pour l’avenir de ces populations, puisse contribuer à l’action mise en place par celles-ci à travers l’association et le mouvement « Sauvons la Falémé ».
La lutte pour la préservation du fleuve et de sa biodiversité se mène sur plusieurs fronts (physique, social, financier et parfois même sécuritaire). Votre participation financière est une preuve de votre engagement et constitue un pas vers la protection de cette source jadis vitale et épanouissante pour les populations environnantes.